vendredi 13 avril 2012

Membre du Jury de l'IAPLC 2012

[To the attention of English readers: please see below the French text for the translation]

Je suis heureux d'annoncer que j'ai le grand honneur d'être membre du Jury de l'IAPLC (International Aquatic Plants Layout Contest) 2012. Ce concours d'aquascaping de renommée internationale est l'œuvre de M. Takashi Amano.

La rédaction d'AQUAmag est également heureuse de participer à cet événement qu'elle soutient depuis de nombreuses années en restant un partenaire privilégié.

On peut retrouver tout le Jury au lien suivant. Je reviendrai très bientôt sur cet événement.

En attendant, je souhaite bonne chance à tous les participants. J'espère également que les Français seront très nombreux à s'inscrire au plus grand concours mondial d'aquascaping. N'hésitez pas, c'est le moment !
Attention : la date de clôture est au 31/05/2012 (heure japonaise, soit -7h).

[English]

I am pleased to announce I have the great honor to be part of the Jury of the IAPLC 2012 (International Aquatic Plants Layout Contest). This aquascaping contest is the work of Mr. Takashi Amano.

The AQUAmag (French magazine dedicated to freshwater aquarium hobby) editorial team is also happy to take part to this event that it supports for many years.

You can check all the Jury members to the following link. I’ll give an update quite soon regarding this event.

Meanwhile I wish good luck to all the participants. Of course I have a special thought for the French participants and I hope they will be more numerous this year.

Be aware the Application expiring date is 05/31/2012.

vendredi 6 avril 2012

Indignation… Total

Après bientôt 13 années de procédure, Total va peut-être sortir blanchie de la marée noire qu'elle a occasionnée. Pire, sa première condamnation pour imprudence pourrait être simplement annulée !

En effet, l'incident s'étant déroulé en zone internationale, la cour de Cassation doit décider si elle suit l'avocat général qui préconise l'annulation de la condamnation. Pour quel motif ? Le plus cynique qui soit : battant pavillon chypriote, l'Erika était donc un bateau étranger qui au moment de l'incident se trouvait en zone internationale. Autrement dit, ce serait à Chypre de traîner Total en justice, et non pas à la France, alors que ce sont les côtes bretonnes et vendéennes qui ont été souillées… Il est évidemment ridicule d'imaginer un seul instant que la justice chypriote puisse s'attaquer à Total et la faire condamner.
Mais çà ne s'arrête pas là. En annulant cette condamnation, la justice française donnerait alors un permis de polluer, en toute légalité.

Il n'y a plus qu'à attendre la décision, qu'on pense hélas déjà à l'avantage de Total. Mais on peut encore espérer… un petit peu.

À noter que dans le même temps, les autorités écossaises viennent de décider l'envoi d'une équipe d'experts en mer du Nord, afin d'évaluer l'impact de la fuite de gaz sur la plate-forme de… devinez qui ? Total ! Apparemment, l'Écosse n'a pas vraiment confiance dans les communiqués rassurants de notre (trop) chère compagnie pétrolière.

Qu'il semble loin le temps où l'on nous parlait d'écologie, d'écogestes et tutti quanti. Où est donc passé le Grenelles de l'Environnement ? Certainement sous une bonne couche de mazout. Merci Total !

Quelques liens pour en savoir plus :
Le Monde
L'édito de Paul Quinio sur Libé
Ouest-France

[EDIT du 10 avril 2012]
Correctif : l'Erika ne bat pas pavillon chypriote, mais bien sûr pavillon maltais. Une erreur commise à force de voir rouge face à ces phénomènes de marée noire… et de total(e) impunité.
À noter que le pavillon maltais est considéré comme un pavillon de complaisance. Voici la définition donnée sur Wikipédia :
"
Un pavillon de complaisance également connu sous le terme pavillon de libre immatriculation est l'immatriculation d'un navire dans un pays qui permet à des propriétaires étrangers de placer leur bateau sous leur juridiction. Les armateurs choisissent ce pavillon pour son caractère peu contraignant, en matière de fiscalité, de sécurité du navire ou de droit du travail auquel est soumis l'équipage par exemple."
Effectivement, on aura remarqué que pour ce qui concerne l'Erika, le caractère de sécurité du navire était très loin d'être contraignant…
Pour en savoir plus sur le pavillon de complaisance : Wikipédia

mardi 3 avril 2012

Les Amphibiens sont arrivés…

Officiellement, le printemps est arrivé depuis déjà plus de 10 jours. Mais officieusement, cela fait quelque temps que de doux coassements se font entendre dans le jardin… plus proches que jamais.

Près de la terrasse, trône une vieille caisse en plastique remplie à moitié d'eau de pluie (et d'eau de conduite pour le reste), destinée à accueillir les larves de moustiques censées apporter un complément alimentaire aux poissons (les plus espiègles demanderont : "mais qui est donc le complément alimentaire qui va stimuler la ponte des femelles moustiques, nécessitant du sang ?"). Et voici que certains en profitent !

Il s'agit d'un couple de crapaud commun (Bufo bufo) qui semblait avoir trouvé là un site bien accueillant pour leur future descendance ! On voit ici les animaux, en bas à gauche sur la photo. Finalement, ils vont préférer un bassin situé à quelques mètres, toujours en abord de la terrasse, et dans lequel il n'y a aucun poisson. En fait de "couple", je m'apercevrai très vite qu'il y a finalement 3 crapauds dans cette caisse… et qu'une fois dans le bassin, 2 autres s'ajouteront encore. Apparemment, il y aurait 4 mâles pour une femelle, au vu de la lutte acharnée qui s'est déroulée ce week-end pour l'accouplement. À tel point, qu'avec à un moment les 4 mâles sur elle, j'ai cru que la femelle allait se noyer ! Cela fait en tout cas une sex-ratio plutôt déséquilibrée.

Chose intéressante : durant des années, dans le quartier relativement nouveau où j'habite, pas un seul coassement de crapaud. La forêt n'est pas très loin toutefois, à seulement 15 mn à pied pour un Humain. Mais pour ces petits animaux, cela fait tout de même une sacrée distance, d'autant que les routes, dont une très fréquentée, sont nombreuses.
Petit à petit, des coassements se sont faits entendre, d'abord lointains ces dernières années, puis de plus en plus proches, jusqu'à la capture par inadvertance, dans une piscine gonflable, d'un premier crapaud esseulé l'an passé. Apparemment, au fil du temps, on peut imaginer que les animaux ont commencé à coloniser les jardins avoisinants, gagnant du terrain année après année, malgré les routes particulièrement dangereuses pour ces Amphibiens. En un sens, malgré les bouleversements urbains, la Nature tente toujours de reprendre ses droits.

Depuis la prise de cette photographie, la ponte a eu lieu dans le bassin (et apparemment rien dans la caisse en plastique initiale) : de longs cordons d'œufs ornent la surface du bassin. Il y en a sans doute d'autres, plus en profondeur, mais impossible de savoir à cause de la dense végétation flottante.
À noter que depuis, je n'ai plus aperçu un seul crapaud. J'ignore s'ils ont quitté le jardin, car il m'a semblé entendre quelques sons caractéristiques émis par ces Amphibiens. Mais impossible de les repérer, alors que jusque-là ils n'étaient guère discrets. On sait que les crapauds vont se reposer une fois la période des amours terminée… mais est-ce vraiment déjà fini ?

Pour conclure, je suis bien embêté… Moi qui espérais installer les poissons tropicaux à la belle saison, je vais devoir attendre le bon développement des têtards, voire leur métamorphose, pour éviter toute prédation (ceci étant dit, je doute que des petits Cyprinidés ou même des Osphronemidés - Macropodus ocellatus par ex. - s'en prennent à ces gros têtards). Car il faut rappeler qu'il est interdit de prélever ou détruire ces animaux, qui sont protégés. Je dois donc assurer leur protection ! Ce qui reste tout de même gratifiant, même si mon rôle est plus que limité.
J'avoue par contre être un peu pessimiste sur ce qui arrivera aux crapauds juvéniles lorsqu'ils quitteront le bassin, qui est une sorte de havre pour eux. Bien sûr, le nombre fait la force, et il y aura sans doute des survivants. C'est la loi de la Nature. Je serai sans doute fixé l'année prochaine, lorsqu'ils reviendront à nouveau pour pondre… N'y aura-t-il que 5 crapauds, une dizaine ou bien plus ? Réponse au printemps 2013 !