mercredi 30 mai 2012

ZebrasO'mag n°21


Disponible depuis ce mois de mai, voici le n°21 de ZebrasO'mag.

En couverture, les nouvelles variétés de sélection de clowns (principalement A. ocellaris et A. percula) qui connaissent un franc succès depuis quelque temps. La preuve en est, le dernier salon Interzoo à Nuremberg (Allemagne) avec plusieurs bacs hébergeant ces "créatures".

C'est encore un magnifique numéro, qui donne envie à plus d'un titre.
Personnellement, il est évident que cet article (signé Sabine Penisson) sur les formes d'élevage d'Amphiprion spp. ne pouvait me laisser indifférent. Car au-delà des couleurs acidulées qui suscitent l'envie, se pose bien sûr la question de l'élevage des poissons d'eau de mer à destination du commerce aquariophile. Cela signifie-t-il la fin du prélèvement en milieu naturel ? Certainement pas, car il est évident que ce hobby ne se limite pas à la recherche de poissons "fantaisie" et que bon nombre d'amateurs ne se laisseront nullement impressionnés par de telles créations, préférant les formes naturelles.
Toutefois, cela permet à toute une frange, et notamment les débutants, de "se faire la main" sur des animaux d'élevage, censés être plus résistants et forcément déjà acclimatés à la vie en aquarium. Donc, des poissons moins stressés dont le taux de mortalité, on ne peut que l'espérer, devrait être bien plus bas que pour les sujets prélevés en milieu naturel.
Bien sûr, certains diront que cette démocratisation risque d'amener une catégorie d'amateurs qui ne cherchent pas à reconstituer un biotope, mais avoir un tableau vivant chez eux. Et que le gâchis sera donc le même… voire pire qu'avant. Mais c'est aussi à nous, aquariophiles de longue date, de sensibiliser ce nouveau public et faire en sorte qu'il y ait le moins de "déchets" possible. Et c'est bien sûr également le rôle des commerçants d'orienter leur clientèle vers des animaux plus faciles à maintenir, et/ou en prévenant sur les risques d'échec.

Donc, à tous ceux tentés par ces jolis "clowns" ultra colorés, rappelons que l'aquariophilie d'eau de mer n'est pas forcément la plus simple pour commencer… loin de là !
Et que si l'on désire un simple tableau coloré, pourquoi ne pas rester sur un nano-bac d'eau douce, avec quelques crevettes faciles, telle la Neocaridina heteropoda et son cortège de variétés (dont la plus connue est la "red cherry") ?

L'article propose en outre plusieurs pages consacrées à l'identification de toutes ces nouvelles variétés d'Amphiprion spp., avec une iconographie très riche.

À propos d'aquariophilie d'eau de mer, le magazine nous propose également un excellent article (par Stéphane Barre, qui est également auteur pour AquaMag) sur le budget d'un aquarium récifal.  Pour tous ceux tentés par l'aventure, on ne peut que vivement recommander la lecture de ce papier. Cela permet de savoir, dès le début, où l'on va ! L'auteur nous détaille notamment les budgets d'un nano entre 30 et 30 litres, ainsi que celui d'une cuve récifale de 500 litres. Article pratique et fort utile.

Sabine Penisson nous fait également découvrir les Syngnathidés, avec ses deux sous-familles : Hippocampinés et Syngnathinés. Le mérite de cet article est bien sûr de nous prévenir sur la grande difficulté de maintenance de ces poissons. Malgré leur fantastique allure, ils ne conviennent qu'aux amateurs chevronnés ; d'autant qu'ils sont plus adaptés à la maintenance en bac monospécifique. Bref, pour la plupart d'entre nous, mieux vaut passer notre chemin ! Ce qui n'empêche pas d'en apprendre quand même un peu plus sur cette drôle de famille.

Pour terminer cette petite revue de presse, signalons un article sur la reproduction de Synchiropus splendidus (poisson mandarin). L'élevage de cette espèce est aujourd'hui bien maîtrisé. Et ajoutons que même si les sujets issus de pisciculture peuvent être plus chers à l'achat, ces animaux présentent un énorme avantage par rapport aux poissons sauvages : ils acceptent les proies inertes. Donc, la maintenance problématique de cette espèce est aujourd'hui grandement facilitée.
Et ce qui permet une pirouette finale : l'élevage de poissons marins, c'est peut-être l'apparition de formes de sélection que certains peuvent condamner pour leur côté "kitsch", mais c'est aussi une maintenance simplifiée pour des espèces jusque-là réputées difficiles. Espérons juste que l'on gardera un équilibre entre variétés "commerciales", pour tous (ou presque !), et espèces délicates, pour amateurs plus exigeants…

Plus de détails concernant le sommaire, avec également l'édito en intégralité à retrouver ici :
ZebrasO'mag n°21
Et pour l'acheter, c'est directement là !





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